🥳 Bonne année 2024 ! 🎉

Quels sont les risques professionnels pour une infirmière enceinte ?

Quels sont les risques professionnels pour une infirmière enceinte ?

En France, en 2018, on estimait que 60% des infirmières enceintes étaient exposées à au moins cinq risques professionnels différents, ces derniers pouvant provoquer des complications pendant la grossesse.

Dans cet article, nous allons faire un tour d’horizon des risques encourus par ces professionnels de santé et les conséquences que ces derniers peuvent avoir dans le parcours d’une infirmière enceinte.

Infirmière enceinte : une multi-exposition des facteurs de risque

Dans le milieu hospitalier, les infirmières enceintes sont exposées aux risques suivants :

  • Contact avec des produits biologiques et chimiques non appropriés et potentiellement dangereux ;
  • Position debout maintenue sur de longues périodes ;
  • Postures de travail prolongées non adaptées à une grossesse ;
  • Travail de nuit entraînant une fatigue supplémentaire ;
  • Port de charge épuisant.

L’accumulation de ces difficultés aurait des risques de rendre la grossesse inconfortable voire même dangereuse pour l’infirmière en poste.

Le port de charges lourdes : un impact sur le poids du nouveau-né
Selon une étude menée l’Association nationale de médecine du travail et d’ergonomie du personnel des hôpitaux (ANMTEPH), un port de charge récurrent de plus de 15 kilos pourrait entraîner un petit poids à la naissance des nourrissons. Ces derniers se retrouvent ainsi plus fragiles et demandent une attention médicale accrue.

De plus, cette même étude semble montrer une corrélation entre l’exposition chimique (produits cancérogènes, reprotoxiques ou mutagènes) et les avortements spontanés. Même si ces résultats demandent des enquêtes complémentaires, l’inquiétude quant à l’exposition à plusieurs risques sanitaires, est déjà très présente chez les spécialistes et professionnels de santé.

Des risques ayant finalement moins d’impacts que prévu

Avec de tels résultats, nous aurions pu nous attendre à ce que les cas de fausses couches et de nourrissons fragiles soient nombreux, et pourtant cela n’est pas forcément le cas aujourd’hui. En effet, les grossesses menées par les infirmières sont considérées de facto comme des « grossesses à risque ». Le suivi médical est poussé et les arrêts de travail sont généralement précoces, les médecins étant très à l’affût du possible impact de la présence des facteurs de risque vus ci-dessus. Ces dispositions pourraient avoir un effet protecteur sur le développement du fœtus.

La piste des aménagements de poste reste cependant la plus privilégiée et défendue par l’ANMTEPH, de même que la prévention des professionnelles en âge de procréer. Des évolutions dans le domaine devraient apparaître dans les prochaines années.

En attendant, nous conseillons aux infirmières enceintes de ne pas négliger leur suivi médical et de rester à l’affût de tout symptôme pouvant révéler une anomalie.


0 commentaire
Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant leur publication.

Coucou c'est nous, les cookies ! En poursuivant votre navigation, nous supposerons que vous nous acceptez.